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18ème congrès nationnal d'accompagnement et de Soins Palliatifs: " Au-dela des frontières"
du 28 au 30 juin 2012 à STASBOURG
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Permanence téléphonique: du lundi au vendredi de 8h à 19h
Rue Hospitalière (face au relais H)
44600 Saint-Nazaire
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Dans la continuité de l'action des soins palliatifs et de fin de vie, un groupe de professionnels du Pôle Mutualiste de Saint Nazaire a réfléchi à l'aide à apporter aux endeuillés.
Pour télécharger la plaquette "Accompagner le deuil, Aider les endeuillés"
Extrait de l’article « Soins palliatifs et démence »
Pierre-Yves Malo
Psychologue clinicien
Service de médecine gériatrique – CHU de Rennes
Association “ Psychologie & Vieillissement ”
La démarche éthique
[…] Une démarche concertée de soins palliatifs peut être une aide. Prendre la décision d’entrer dans une démarche de soins palliatifs, c’est discerner le moment où la qualité et le confort de la vie deviennent plus importants que sa durée.
Pour un patient dément, la prise de décision sera plus difficile et cela implique, quand cela est possible, une démarche éthique encore plus appuyée et réfléchie en équipe pluridisciplinaire. Il s’agit ici de se poser des questions, sans forcément qu’il y ait de réponse immédiate. Chaque cas détient sa propre solution. Si la personne est perçue de la façon la plus globale possible, on pourra peut-être dégager les éléments nécessaires à la résolution du dilemme éthique, même chez des patients qui ne sont plus en mesure d’exprimer leur choix.
Il reste et restera la question de la volonté du patient (et il faut préciser qu’une volonté émise dans le passé est sujette à caution, car nous évoluons tous dans nos désirs). Qui alors finalement peut décider pour le patient ? La famille ? L’équipe ? De fait, l’expérience montre que le malade est souvent livré totalement aux équipes soignantes. Aussi est-il important, à l’arrivée du patient, de pouvoir auprès de lui et de sa famille s’informer du mieux possible de son histoire de vie, de ses désirs (entre autres autour de la fin de vie, du lieu de son enterrement, etc.), de ses croyances, de ses goûts, et de faire évoluer cette connaissance au fil du temps.
En gériatrie, nous voyons souvent des patients très altérés sortir plusieurs fois d’épisodes de santé gravissimes, ce qui peut pousser l’équipe ou la famille à la tentation d’un acharnement thérapeutique. La pratique montre néanmoins qu’il faut se donner le temps de la réflexion et que le malade malgré tout est bien souvent condamné à brève échéance. C’est surtout alors la question de la qualité de sa vie qui est alors à débattre prioritairement.
Une bonne pratique clinique reposant sur une démarche éthique prend du temps, sans doute. Mais ne pas prendre ce temps c’est ouvrir la porte à des conflits, à des difficultés relationnelles avec les familles, à des symptômes envahissants du patient du fait qu’il n’est pas entendu, reconnu. Tout cela prend du temps. Il s’agit donc de se donner le temps comme allié, de se donner du temps pour en gagner.
Si le temps est un allié, il a déjà plus ou moins fait son œuvre car le patient est parfois dans l’institution depuis longtemps et diverses formes de communication ont pu être trouvées : le toucher, le sourire ou les caresses, le ton de la voix. Il faut parfois aussi se laisser aller à l’intuition, tout en connaissant ses propres limites.
C’est un travail progressif, qui demande du temps, de l’expérience, et surtout des échanges en équipe qui permettent une verbalisation de ce que l’on vit auprès de ces personnes, parfois durement. Toutes les équipes n’en sont pas directement, ou toujours, pour cause d’épuisement, capables. Aussi, une cohésion, une possibilité de comprendre sans être dans le jugement est nécessaire pour que chacun, individuellement, puisse évoluer. […]
RESPEL
Equipe mobile intra et inter établissement .
Depuis 2000, est agréée par l'ARS (Agence Régionale de la Santé)
Son président est le Dr Mossu